Couvre-feu et psychothérapie

Ni débat, ni avis sur le sujet mais un constat : la thérapie est une sortie de couvre-feu !


En tant que Psychologue-Psychothérapeute, je ne saurai compter le nombre de "vous allez avoir du boulot avec tout ce qu’il se passe, les gens ont vraiment besoin".

Je ne vais certes pas dire le contraire, le contexte sanitaire a propulsé 🚀 les Psychologues sur le devant de la scène, car reconnus d’ "utilité Publique". Grand débat actuel au sein de ma profession, les avis divergent convergent, s’étayent, etc c’est passionnant et surtout, il y a du mouvement.


Mouvement, liberté d’action, ces termes ressortent souvent depuis 1 an, car depuis 1 an (contexte sanitaire oblige) nous vivons autrement. Vivre dans sa globalité, en y incluant, le travail, les loisirs, les enfants, les amis, les vacances, etc. toutes nos habitudes ont été remises en question.


Alors que nous avions eu comme précepte qu’il fallait travailler pour avoir une "vie", le dernier couvre-feu (18h) bouleverse encore un peu plus notre quotidien. Le principe de "Métro-boulot-dodo" est plus que jamais réaliste. Même faire ses courses est devenu compliqué à organiser lorsque l’on voit ses horaires de travail ajustés pour maximiser la vie pro 🤯(modification présentiel, pause déjeuner écourtées, etc).


Dans ce contexte, comment prendre soin de soi ? ‍🤔


Nous sommes encouragés à "consulter" (ce terme fera toujours écho au sketch de Gad Elmaleh sur les psy et le tabou qui va avec 😂 - vidéo disponible ci-dessous), mais quand ?


La réponse est simple : quand vous voulez. 🎉


Que ce soit en journée ou post couvre-feu, la consultation d’un Psychologue est un motif de circulation légitime (motif 2 sur l’attestation de circulation pendant le couvre-feu).

D’ailleurs, j’observe une "tendance" de sortie pour certains patients, c’est la "sortie soupape" ! 😪


J’avoue aimer l’idée véhiculée : finalement ça peut être fun de consulter un Psy, mais surtout la réalité d’une "soupape de sécurité" est réelle. Certes, les séances sont le lieu d’un travail thérapeutique mais il n’est pas nécessaire de forcer, violenter psychiquement un patient pour obtenir des résultats. Faire "sauter les loquets" les plus voyants c’est avant tout ouvrir les petits loquets passés presque inaperçus tellement ils ne constituent pas un frein, tellement on "fait avec".

Le confinement, le couvre-feu auront eu le mérite d’être des déclencheurs de psychothérapies et c’est une bonne chose pour celles et ceux qui jusqu’alors n’avaient pas osé.

Julie Hivert 24/02/2021